#cecinestpasàvendre

Madame et Monsieur,  je vous présente
#ceci n’est pas à vendre.
Merci de ne pas toucher !

Suite à l’annonce du gouvernement du Québec de fermer les centres d’art, les musées et non les galeries marchandes à partir du 1 octobre 2020, la politique définie-t-elle une nouvelle forme d’art ? Le temps de « l’art pour l’art » est-il révolu ? Doit-il rentrer dans une logique de productivité pour exister ?

Pour répondre à cette problématique, je mets en scène cette nouvelle réalité dictée au nom de la crise sanitaire. Dans un premier temps, j’ai laissé germer une patate durant la première période du confinement. Une fois à point je l’ai photographié avec un éclairage de studio. Cette photo vient chercher sa référence dans le monde du marché de l’art. En 2015, la photo du britannique Kevin Abosh est partie pour un million d’euros. J’ai donc utilisé exactement la même technique et le même sujet mais avec une petite saveur toxique. Dans un second temps, j’ai créé cette affiche reprenant le style d’Instragram nous renvoyant directement au monde numérique, le titre est une référence direct au maître du surréalisme René Magritte. Dans un troisième temps, j’ai encadré l’affiche et je l’ai photographié dans un lieu pour la sortie de son contexte de galerie ou de musée.

Par la suite, je demande à un artiste d’intervenir sur l’œuvre. Mon intention est de faire un cadavre exquis qui voyage dans différents endroits.

Au final 12 artistes sont intervenus sur l’œuvre dans 12 lieux différents :

Morgan Legaré avec le soutien de Sarah Gineau Delyon dans un supermarché, Chris B. De Muri dans un garage, Janna Yotte dans le métro, Colas Eko dans une buanderie, Zoë Gelfant dans un monte charge, Clara Congdon au centre Clark, Michèle F. Bérard dans une serre, Emmanuel Laflamme dans une station service, Pablo Aracena dans un magasin de conteneurs, Antoine Péro dans un magasin de bonbon, LOOPKIN dans un magasin de chaussure et Thierry du Bois dans un studio de photo.

 

La patate est même passé au téléjournal de Radio Canada :

https://youtu.be/PgxbZhaNIJQ?t=23

et voici le lien pour visionner son exposition ironique dans un centre commercial :

https://drive.google.com/file/d/18pKU23_tXDBYhXpZtOZ8FSR4Y0pwGwJL/view

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Ladies and gentlemen, we present to you
#this is not for sale.
Thank you for not touching!
I would like to propose a picture that illustrates the measures that are being taken that are impacting the world of arts.
Montreal, Canada, 23 October 2020.
Following the announcement of the Quebec government to close all arts centers and musea whilst keeping regular shopping malls open as of October 1st 2020 it looks like politics might be creating a new form of art. Is the era of « art for art’s sake » over? Should art transform itself as to produce something in order to be allowed to thrive? To answer this question, Thierry du Bois has framed this new reality induced by the pandemic.
This picture was made at the Sami Fruit supermarket. Morgane Legaré to the left, visual artist and exhibit concept-designer and Sarah-Kitzy Gineau-Delyon director d’Artch to the right, are trying to put up his art. The picture was inspired by the photographer Kevin Abosch, 2015, his picture of this patato was sold for a mere 1 million Euros. Thierry du Bois used the same lighting and the same subject but with a little toxicity. The title is a direct reference to a master of surrealism, René Magritte.
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